1/21/2015

Afflicted (2013) - Les vampires sans le pire


Deux amis, Derek et Cliff, partent en voyage autour du monde, même si (ou encore puisque) Derek a anévrisme cérébral qui pourrait se rompre à tout instant. À Paris, Derek rencontre une femme dans un bar. Au cours de la soirée, elle le mord avant de s'enfuir. Les deux jeunes hommes poursuivent tout de même leur périple en Italie, où Derek commence à présenter des symptômes inquiétants, comme une incapacité de se nourrir et une sensibilité extrême à la lumière, ou encore proprement surprenants, comme une force et une vitesse surhumaines. Les deux hommes cherchent ensuite à documenter les limites des nouveaux pouvoirs de Derek avec des caméras personnelles.

J'aime bien, en général, les films de type "found footage". Les films de vampires, un peu moins. Il me semble que la plupart des histoires qui tournent autour de cette créature ramènent les mêmes points (bouhou, je dois boire du sang mais je veux pas parce que c'est pas fin; pourquoi moi, je ne mérite pas ça, *snif-snif-braille-braille* ; oh je suis immortel, la grosse affaire; gnagnagna...), et, ben, ça me gosse. Afflicted ne fait pas exception, mais présente tout de même quelques variations qui rendent le film regardable. Je dirais que la principale force du film réside dans ses prises de vue subjectives (comme par hasard, une caméra est attachée à Derek une bonne partie du film), ce qui permet au spectateur de se mettre dans la peau du vampire quand il exécute des pirouettes incroyables.

De plus, comme le film prend beaucoup de soin à développer les personnages de Derek et de Cliff (mais dans une moindre mesure), la communion entre le spectateur et le personnage s'opère aussi à un niveau émotionel, psychologique. J'ai lu plusieurs critiques se plaignant du fait que le film prenait trop de temps avant de "démarrer"; je trouve, au contraire, que c'est une des choses que le film fait correctement.

Au final, Afflicted est une oeuvre sympathique, mais qui s'avère plutôt oubliable.

1/14/2015

Lancement double!

On aime ça, les lancements doubles, à Brins d'éternité.

Ce coup-ci, ce sera avec la gang de la revue Clair/Obscur, le 31 janvier prochain, au 3e étage de l'Amère à boire, à partir de 17h.

1/07/2015

2015, déjà

Nous voilà en 2015 (depuis une semaine, je sais, je sais). La majeure partie de 2014 a pas mal ressemblé, pour moi, à une course effrénée. J'ai déjà pris quelques mesures pour que je puisse être plus productif, mais aussi plus reposé, cette année.

Si tout va bien, je devrais avoir un horaire assez flexible cet été. Suffisamment, en tout cas, pour m'adonner plus sérieusement à l'écriture d'un roman. Mon objectif, d'ici là, c'est de construire un plan pour me guider dans cette tâche. Je ne sais pas trop par où commencer, pour être franc. Je veux résumer mon intrigue, puis la séparer en scènes, mais aussi définir mes personnages (personnalité, caractéristiques, passé, etc) ainsi que mes concepts fantastique (ouais, spoilers, ça s'enligne pour être du fantastique)...

En ce moment, je suis plutôt occupé à terminer d'autres projets, d'écriture ou de direction littéraire. Dès que ça se calme de ce côté là, je pourrai commencer à échafauder les grandes lignes du plan.

Et vous, vos projets pour 2015, ça ressemble à quoi?

11/26/2014

Gueh (de retour en 2015)

Je traîne un rhume depuis presque deux semaines, et je suis épuisé. Ma visite au Salon du Livre de Montréal, bien que riche en rencontres, n'a pas aidé (j'y ai littéralement perdu la voix!).

Je vais m'accorder une pause de blog pour le mois de décembre, pour me laisser le temps de d'affronter ma fin de session, puis de profiter des Fêtes.

On se revoit l'année prochaine, donc! (Idéalement, je serai un peu plus loquace à ce moment-là.)

11/19/2014

Salon du livre de Montréal

Une bonne partie de ma journée de samedi est déjà réservée pour aller flâner au SLM, jaser avec des amis, prendre un bon bain de foule. Possible que j'aille faire un tour avant ça, mais probablement pas après.

Et vous?

11/12/2014

Le souffle du cerbère, Yves Narbonne

NUM éditeur, collection NUM fiction, 2014, 438 pages.


Yraë, élève du mystérieux devin Nuidir Fang, s'embarque avec son maître dans une mission-suicide pour empêcher que soit libéré le Souffle du Cerbère, une antique arme bactériologique assez puissante pour éradiquer toute vie sur la planète. En cours de route, ils affronteront plusieurs dangers, mais feront aussi la rencontre de personnages colorés, tels que Drull le Smilodon, un barbare dont la tribu a été presque entièrement décimée, Synn la Diablesse, une femme fatale cambrioleuse et Jormen Otembyor, le capitaine d'une nef volante.

Yves Narbonne nous présente ici un univers de fantasy (avec des relents de SF) bien étoffé, suffisamment pour qu'on puisse espérer qu'il commettra d'autres histoires dans ce monde. Le voyage de Yraë et de Nuidir Fang est une bonne excuse pour permettre au lecteur de voir du pays et donner une impression de grandeur.

Les personnages, dans l'ensemble, sont bien développés, sauf peut-être pour Jormen, qui est beaucoup plus effacé et qui ne semble être là que pour justifier l'utilisation d'un navire volant. Cela dit, c'est au niveau de l'interaction entre les personnages que la dynamique m'a semblé un peu moins réussie. Par exemple : Drull le Smilodon est d'abord présenté comme un redoutable guerrier, un voyageur solitaire qui, dès qu'il rencontre les deux personnages principaux, désire subitement se joindre à eux, pour des raisons très rapidement exposées et pas tout à fait convaincantes. Ou pire encore, le cas de Yraë et de Synn. L'élève de Nuidir Fang a fait un vœu de silence, afin de se dédier complètement aux arts mystiques, dans le but de mener à bien sa quête. Synn, quant à elle, a survécu toute sa vie dans une métropole malfamée grâce à ses charmes et à la ruse, voire la tromperie. On a là deux personnages aux personnalités assez opposées, dont la rencontre pourrait produire des tensions... Mais non, c'est pratiquement le coup de foudre au premier regard, et de personnages relativement complexes, ils deviennent niais et empotés. Oui, le fait de construire une romance entre deux personnages peut être un moteur narratif intéressant, mais ici, j'ai l'impression que ce n'est pas naturel, que c'est l'auteur qui a voulu que ses personnages tombent amoureux, plutôt que de les laisser en arriver eux-mêmes à cet état. Vous voyez la nuance?

Cela dit, je chiale, mais j'ai bien apprécié la lecture du Souffle du Cerbère. La plume de Narbonne est toujours aussi soignée (quoi qu'il me semble avoir vu quelques coquilles, ici et là), et la construction du roman est compétente. L'auteur donne assez d'informations pour que le récit se tienne, mais conserve suffisamment de zones d'ombres pour laisser place à l'imagination et, peut-être, à d'autres aventures.


Critique parue dans Brins d'éternité 39

11/05/2014

Bientôt

Bientôt, je devrais pouvoir parler au moins un peu de ma prochaine publication, à La maison des viscères... Pour l'instant, tout ce que j'ai, c'est cet échantillon de couverture: